mardi 31 janvier 2017

Inondations de 2015 : Changement de zonage







Réunion publique Salle Operto

 le 31/1/2017 à 18 heures.





Monsieur David L... habitant à Biot chemin de la Brague, a présenté avec émotion sa situation personnelle, qui est celle de nombreux de ses voisins.
Le soir du   3/10/2015, notre village a été frappé par un orage de type cévenol. Ce monsieur a perdu une personne, une entreprise, une maison pour laquelle il s'était endetté pendant 40 ans.


Monsieur W, architecte et lui aussi sinistré, désigne les coupables :
- L'absence de bassins de rétention dignes de ce nom,
- Des recalibrages mal calculés,
- Des erreurs funestes, avec les buses de l'autoroute qui jouent le role de digues et empèchent l'eau de s'écouler,
- Une zone de plus en plus urbanisée.

Puis il pose la question : "comment ce citoyen peut il etre acteur de son bien être, plutôt que spectateur de sa ruine ?"

Il aurait été étonnant qu'il lui soit répondu précisément.

C'est pour tenter de résoudre, de prévenir, d'éviter que cela se reproduise, que nous nous sommes réunis autour du représentant du Préfet, M Serge Castel.

Le point de départ fut l'émission par le préfet en 07/2016 d'un premier "porté à connaissance" des zones d'aleas.
Ce document se substitue au PPRI (plan de prévention des risques d'inondations).

Visiblement exagéré dans sa rédaction la mairie a obtenu le principe d'une révision.

Le cabinet Merlin est intervenu pour faire une modélisation de la crue, en terme de hauteur, et de vitesse.

Environ 180 observations de sinistrés ont été recueillies, et rajoutées au modèle.

Une deuxième carte moins restrictive est donc proposée ; elle devrait donner lieu à un nouveau PPRI d'ici 2 ans, pour une application qu'ils espèrent en 03/2019.
Cette carte comprend deux zones, la zone de risques forts, et la zone de risques modérés.

Le représentant de l'Etat propose toutefois qu'au sein d'une même zone, il puisse y avoir plusieurs réglements ... ??? !!!

Il refuse d'entendre parler de bassins de rétention :
"Les bassins écréteurs  cela peut fonctionner sur la Marne ou la Seine, mais pas sur la Brague ou l'on est en torrentiel.

Il affirme ne pas être législateur, ne pas avoir de marge de manoeuvre, ne pas avoir le temps pour répondre aux associations qui lui écrivent, même si elles connaissent leur sujet depuis plus de 30 ans, etc.

Comme tous les savants, il accorde beaucoup d'intelligence aux ordinateurs.

Un riverain, M L. décrit à Biot 3000 deux zones, l'une inondée, l'autre pas (hauteur d'eau 30 centimetres), et demande pourquoi la totalité du quartier est en zone "rouge".

Réponse : la règle du PPRI considère que vous etes inondable, et ne tient pas compte du fait que vous ayez des murs étanches par exemple. De fait certains campings comme le Sequoia ont été fermés alors qu'ils n'avaient pas de dégats.

Un autre demande pourquoi un côté du chemin du Plan est en zone rouge, et pas l'autre côté.

Réponse : Des incohérences il y en aura toujours. Je refuse de prendre en compte une quelconque étude individualisée à la parcelle.

Autre intervention très remarquée, un propriétaire d'un appartement situé en 1er étage n'est pas indemnisé par la loi, alors que l'appartement du dessous l'est, et sera racheté par la mairie pour etre détruit ! 

Mme L demande quel avenir économique l'on réserve à la plaine de la Brague mise en zone rouge, à part comme zone d'accueil des gens du voyage.

Le représentant de l'Etat reconnait que du côté de la gare de Biot certains campings plus ou moins sauvages sont toujours ouverts ... de même que les forains, un vide grenier en zone inondable,  etc.
Selon lui les mobil homes constituent des droits à batir au sens du PPRI ! ... et devraient donc être interdits, ce qui n'est pas le cas, ... peut etre parce que le camping en question ne figure pas sur son ordinateur ?!

Cependant, le représentant du Préfet se dit prêt à relire sa copie, et reconnait  un seul interlocuteur, qui est Madame le Maire.

Madame le Maire dispose donc d'encore un peu de temps ... Jusqu'au 15 février ? Un peu plus ? ... pour centraliser les dernières observations pouvant faire évoluer le dossier. Il est conseillé de documenter son dossier de pièces justificatives, attestations d'assurances, photos, etc.

Pour connaitre la cartographie proposée et faire part de vos observations, n'hésitez donc pas à vous rapprocher des services techniques dans les plus brefs délais, et à suivre l'évolution du dossier sur le site biot.fr.





Un projet pour Biot







L'année 2017 vient de commencer ; 
Elle sera certainement animée, et pleine de surprises.

L'autre nuit, j'ai fait un rêve bizarre. Il y avait Biot ... Mais Biot était difficilement reconnaissable.


Il n'y avait plus l'église, ni la poste, ni la pharmacie, ni l'école, ni de jardins pour cultiver ses légumes, ou se promener. 
Il y avait des barres d'immeubles grisatres de partout.


Et puis, venant d'Antibes, une voie ferrée suivait la Brague, et passait sous le village.
Arrivé au village, il n'y avait pas de gare, mais un tunnel, qui menait je ne sais où.
Seulement pendant la nuit, des "sauvageons" du village avaient fabriqué une magnifique porte en bois verni, une belle porte du style de celles que l'on peut voir dans les châteaux forts, et ce faisant, ils avaient fermé l'entrée du tunnel.
Le lendemain matin (car les trains de nuit cela n'existait pas non plus), un train bariolé de tags s'est présenté, et n'ayant pas vu la porte, il a fini les roues en l'air dans la Brague.
Il avait fallu à peu près autant de temps pour remettre la ligne en l'état que lors du dernier déraillement du train des Pignes, si bien qu'entre temps le lit de la rivière avait débordé.
Qu'ais je donc inventé : il faut beaucoup d'imagination !
Mais pas que.
Car nous avons appris comme vous que l'école Paul Langevin ne sera pas fermée. Les parents d'élèves, les professeurs, et la voie de la raison, ont fini par gagner. L'avantage de la fermeture était loin d'être démontré. Merci Madame le Maire, vous avez su revenir sur votre décision, et écouter le peuple !

Il faut donc pour avancer, de l'imagination, de l'intelligence, du courage, et il faut écouter le peuple.

Et la meilleure façon de l'écouter, c'est d'organiser un référendum sur les grands enjeux, ce qui j'en conviens, donne la trouille à tous ceux dont le courage n'est pas la principale vertu.


Il y a presque deux mois, Bleu Blanc Biot a sollicité par lettre recommandée une entrevue avec Madame le Maire, pour lui présenter nos projets, notre association, notre volonté de travailler pour Biot.
Nous attendons toujours la réponse ...
Il fut une époque le Don Camillo du village pensait être crédible en disant "faites ce que je vous dis, ne faites pas ce que je fais". Aujourd'hui, cela ne marche plus, et nombre de politiciens font encore semblant de ne pas avoir compris.
Dans quelques semaines, Biot organisera comme chaque année la grand messe écologiste, ce qui est, ma foi, toujours intéressant, ne serais ce que d'un point de vue sociologique.
Très bien ! Mais après ? Car d'un point de vue pratique, il serait intéressant de connaître le nombre de jours d'autosuffisance alimentaire de Biot !
Il y a 50 ans, Biot était un village rempli de jardins, de serres, et de cultures. Aujourd'hui Biot se contente béatement d'absorber des productions Espagnoles ou Marocaines transportées en carboglace par avion à grand renfort de kérosène, et de vivre au rythme des crues, en écoutant des savants qui leur explique comment ils vont mourir.
N'y a t'il pas une meilleure solution pour créer des emplois que de préserver notre patrimoine, notre histoire, nos parcs naturels, nos arbres, nos jardins, notre qualité de vie, plutôt que de construire des HLM, alors que nous savons que le béton, cela ne se respire pas, et cela ne se mange pas ? C'est pourtant pas compliqué !
Il est temps de redresser la barre, comme d'autres grandes villes l'on fait.
Bleu Blanc Biot continue le combat, et ne lâchera pas le combat.

Mobilisons nous, ensemble ! Faisons entendre notre voix. Exigeons la parole au peuple par voie de référendum !

 



mardi 20 décembre 2016

"REUNION D'INFORMATION ET DE PARTICIPATION" du 19/12/2016 à Nice





But ?  

"REUNION D'INFORMATION ET DE PARTICIPATION" ...

... sur le projet de ligne nouvelle SNCF devant traverser notre village, le parc de la Brague, etc.


Quand : Hier lundi 19/12/2016 à 18h30

Où ? Hotel Plaza, Nice.


Pourquoi cette réunion ?
Synthèse sur l'état du dossier.

Cette réunion ne prend pas en compte les informations  consignées sur les registres des mairies, ni même les commentaires récents que vous pouvez toujours publier sur le site internet de la ligne nouvelle SNCF.

Vous avez encore jusqu'au 30/12/2016 pour faire part de vos observations.

 

Timing : Après le 30/12/2016, la SNCF va formaliser le dossier, et demander au Ministre des Transports de prononcer une déclaration d'utilité publique, au cours du 1er trimestre 2017. 

Qui étaient présents ?


Etaient présents les nombreuses associations anti ligne nouvelle :  Amis de la Faune, ASEB, BLNB, BBB, et même la tapageuse Association de préservation des Bouillides :)

En face d'eux, les habituelles associations favorables aux lignes SNCF
, avec en tête, Michel Raybaut, "ami du rail azuréen" et son compère Rémi Quinson "TGV développement Cote d 'Azur".

De nombreux institutionnels,
maires, conseillers municipaux étaient également présents.
Nous y  reviendrons.

La forme de la réunion :
La réunion s'est passée selon un plan très scolaire, visant à démontrer psychologiquement l'utilité d'un projet à laquelle personne ne croit.


Traditionnellement, la première partie vise à résumer sans rentrer dans le détail les grandes catégories de doléances rencontrées dans ce projet.

La deuxième partie est une séance de questions-réponses, ... ou de questions-non-réponses selon les cas.

(Parfois l'absence de réponse fait plus de bruit qu'une association munie de sifflets de foot).

La SNCF connaissant bien les différents intervenants pour les côtoyer au cours des réunions précédentes, l'on s'efforcera de laisser parler dans un premier temps les politiques, puis ceux qui sont contre le projet, puis on essaiera de finir "en beauté" avec ceux qui sont pour.
Mais ce n'est pas toujours aussi simple.


PARTIE 1 : LES PROBLEMES EVOQUES :


Les problèmes généraux :

Le projet ne résout pas, et même aggrave les problèmes de déplacements au quotidien.
 
Il comporte de nombreux impacts négatifs, 

- Lors des 8 années de travaux,


- Lors du passage des trains.


Exemples : impacts sur la valeur des propriétés, les expropriations, la visibilité, les nuisances, les fissures, la destruction de l'environnement, les inondations, les vibrations, le franchissement des nappes de captage en eau, etc.


Le coût est également jugé très élevé par rapport à d'autres modes de transport.

Ensuite, secteur par secteur la SNCF a fait part des doléances relevées :

Secteur Nice aeroport - Nice ville : comment va t'on relier ces deux gares : supprimer la voie Mathis ? Quels seront les impacts sur la zone naturelle près de l'aeroport, et sur les risques d'inondations.

Secteur Saint Laurent du Var : voit mal comment va s'intégrer dans le paysage ... Les habitants ont ils demandé à être coincés entre Cap 3000, la Nationale 7, la 6098, l'aéroport, la SNCF, et l'autoroute ...


Secteur Villeneuve Loubet : impact sur le trafic, les nappes phréatiques, la gestion des décharges, l'évacuation des déblais.

Secteur Biot : tonçons à l'air libre générant des nuisances nombreuses : bruit,
impact paysager, dégradation de la qualité de vie, dépréciation du foncier, nombre de maisons impactées bien plus nombreuses qu'annoncé par la SNCF, risque mal évalué (sismicité, incendie ...)




Secteur Bouillides Site jugé non pertinent pour résoudre les problèmes de déplacement ; impacts nombreux.

Secteur Fugeiret
: impact sur les parcs départementaux, et surcharge du trafic routier pour accéder à la gare.

Secteur Mougins Bréguieres
: Sophia est trop éloigné, Mougins le Haut sera fortement impacté, ainsi que le parc de la Valmasque.
Echangeur d'autoroute trop éloigné

Secteur Cannes Grasse : impacts généraux sur  le bâti, vibrations, fissures, vallons, rivières.

Secteur Cannes Grasse
:
questions sur les impacts, et les conditions d’accès à la future gare TGV- Ter La Bocca



Partie 2 : "Questions-réponses (?)" : rappel effectué :


But général : 

- réduire la présence de la voiture.

- "Relier les Alpes Maritimes au reste de la région". (sic)

- Secteur aéroport : créer un pole d'échange multimodal.

- Secteur Sophia : améliorer la desserte

- Secteur Cannes Grasse : En résumé, il faut mettre en place un changement paradigmatique visant à éviter les changements pendulaires tout en assurant une perception à long terme de l'avenir.
(Vous n'avez pas compris ? Nous non plus).


Débat :


Selon la SNCF,  "On a eu l'expression de la volonté d'avoir une ligne ..."

Qui est "On", et qui est cette "expression" : on ne nous en dira pas plus.


Le premier à prendre la parole dans le public est M Lisnard, (maire de Cannes), arrivé avec M Brochand et M Leroy (maire de Mandelieu).

Pour lui, il faut faire une gare TGV sur Cannes la Bocca, pour laquelle la SNCF dispose déjà d'un terrain de 24 hectares.

Il affirme que tous ses collègues : Grasse, Antibes, sont tous d'accord avec lui.
Ceci affirmé, le trio s'en va, sous les gloussements du public :
- "Vous partez déjà ?"
- "Ben oui, puisqu'on ne nous répond pas".

2e intervenante, Cathy Sens.Meyé de Biot, est intervenue 2 fois, et resitue le débat : nous n'avons pas formulé des "craintes", mais des "OBJECTIONS".

Elle déplore les points suivants :
- Dans sa synthèse la SNCF a oublié de rappeler que la Cour des Comptes considère le TGV comme très onéreux, d'une technologie vieillissante, et que sauf exceptions, le développement économique n'est pas corrélé avec le développement du rail.
- Le montage du dossier est fait à partir de cartes IGN datant de 1992.
- L'étude est faite par la SNCF qui ne sait faire que du rail, et n'a  pas la compétence ou l'envie de proposer d'autres solutions que des voies de trains.
- La comparaison "cout global" - "services" n'est pas apparente.
- Le financement est fait par un partenariat public / privé, avec portique écotaxe, impôt, et subvention d'équilibre ...

3e intervenant, M Denis Perimond, président de Région Verte, représentant plusieurs associations écologistes, dit que pour rebooster l'économie à la Bocca, il faut des trains, et que les nuisances seront globalement limitées, SAUF A BIOT ou les risques d'inondations sont très importants.
Il plaide pour la continuation de la 3e voie littoral, qui a été commencée, et qui est plus intéressante qu'une boucle par Sophia qui n'apportera rien.

Le Président de BBB a plaidé pour l'impact du train sur l'activité touristique, activité économique principale de la région.
En effet, il n'est pas sur que les touristes viendront encore à Biot (et communes limitrophes) pour voir passer des trains, dans un environnement ou arbres, faune, flore, rivières, auront été saccagés. 

Une habitante de Biot s'étonne que sur le plan IGN de la SNCF, ne figure pas le quartier Saint Philippe, ni le parc départemental de la Brague, ni le bassin des orques de Marineland, ni Nautipolis (construit à Sophia il y a 6 ans), ni Anthea à Antibes, etc. Elle demande quand les cartes seront réactualisées, ce qui devrait etre assez facile puisque de vraies cartes sont disponibles gratuitement sur le site de l'IGN ou sur google map.

La réponse de la SNCF : Ces cartes seront réactualisées avec une précision suffisante le moment venu, et prendront en compte tous les éléments.

Objection de la demanderesse un peu vexée : ce ne sont pas des "éléments", ce sont des "personnes".

M Bernasconi propose des solutions alternatives pour Saint Laurent du Var.

Un habitant déplore que la SNCF fasse des études fantaisistes, comme pour la 3e voie, et dépense ensuite l'argent du contribuable en campagne publicitaire pour promouvoir une érésie économique, écologique, sociale, au moyens de cartes non à jour.


Une biotoise  répond qu'il est assez facile de faire une opération marketing, avec des étudiants recrutés pour faire signer aux "entrepreneuriales" les chefs d'entreprise.
Elle note que sur internet, dans la newsletter de la CCI, il y a un questionnaire : "donnez votre avis" avec la case de soutien cochée, mais impossible de la décocher.


Rémi Quinson, TGV dévoloppement,
plaide pour la réduction de la pollution qui serait selon lui obtenue par une nouvelle voie de trains.
Une participante hurle alors : "mettez des camions sur les trains !"
Il propose de rogner la RN7 à Saint Laurent du Var, pour créer cette nouvelle voie.
Il propose que les travaux démarrent maintenant, et que la ligne soit mise en service en ... 2018 !

Mme Jennins, évoque les différents points suivants :

- désinvolture de la SNCF, ceux ci ayant insulté les Biotois (croyant le micro fermé) lors de la précédente réunion à la Salle Operto à Biot.
- Non prise en compte par la SNCF des besoins des actifs, étudiés notamment par le Sophia Club Entreprise.
- déplore la forme donnée aux prises de parole de lobbies complices, en faisant semblant de pas les reconnaître,
- déplore le coté évasif de l'évaluation des impacts, des coûts, des financements.
- Affirme que les gens aimeraient être entendus, et que c'est une obligation de les entendre.

Elle est en ce sens appuyée par Mme Debras, maire de Biot, qui très énervée parle d'une absence de concertation et refuse purement et simplement la nouvelle ligne. 

M Pascal Nicoletti, vice président de la CCI, remercie la SNCF pour son excellent effort de travail, de concertation, de respect, qui les rendent "droit dans leurs bottes".
Il affirme que plus de 2000 chefs d'entreprises sont favorables à cette voie SNCF.


Un habitant de la région s'est intéressé à l'actualité récente en Italie.

Il affirme qu'en respectant les règles internationales (pentes de 3 pour mille, rayons de courbe de 2 km, et en creusant des tunnels, l'Italie a réalisé récemment une voie de 17 km pour un coût ... 8 fois moindre.

Mme Debordes, association des amis de la faune, s'étonne que la CCI demande l'augmentation de l'urbanisation de l'ouest du littoral, alors qu'il est impossible de poursuivre celle ci : le secteur étant trop vaste pour être inscrit, a été classé, le territoire doit être protégé. On fait croire à la population qu'il n'y aura pas d'impact sur la forêt à la gare du Fugeiret, ce qui est faux. Une biotoise s'étonne qu'il soit interdit de déplacer un olivier dans son jardin, et qu'on puisse saccager un secteur classé et générer 5 millions de tonnes de gravats.

Une élue rétorque qu'il faut s'informer, qu'un projet immobilier de 170.000 m2 doit être construit au Fugeiret, et que de ce fait ce ne sera donc plus une forêt.


M Philippe Tabarot vice Président de la Région
, (j'ai déjà entendu ce nom quelque part), prend la parole.

Il est favorable au projet. Il dit que le tracé, c'est ce que tous les chefs d'entreprise, tous les salariés de Sophia demandent.
 
Cette affirmation fait hurler un membre de l'association de Sophia Garbejaire, et l'homme politique, invite alors  son concitoyen à "l'attendre à la sortie", avant que la  conversation soit interrompue par deux policiers qui sans virer les bagarreurs, tenteront de calmer avec tact et professionnalisme les protagonistes.

M Tabarot concède cependant qu'il est inadmissible d'avoir fait avec l'argent du contribuable une 3e voie qui ne sert à rien.

Il affirme que la région n'a pas attendu le train pour être saccagée ... et demande la mise en place de la ligne nouvelle de trains.

Le président de la fédération du BTP
affirme  que 24.000 ouvriers du bâtiment seraient intéressés pour que les trains puissent faciliter leurs déplacements sur zone, eux et leur matériel de travail.

Une habitante de Biot affirme que Sophia étant un secteur très diffus, une gare ne sert à rien, et que si on veut privilégier le train, il faudrait en construire 10.

La cloche a sonné ... La séance s'achève, frustrant quelque peu un participant qui n'a pu s'exprimer.



Mis en ligne le 20/12/2016.



Nos autres articles :





Téléchargez la pétition et retournez la à Bleu Blanc Biot







mardi 13 décembre 2016

Actualité Ecole Paul Langevin Biot




Actualité Ecole Paul Langevin

 


Suite à la lettre de la Mairie de Biot du 02/12/2016, concernant le regroupement de 4 classes, transférées de l'école Paul Langevin à l'école Saint Roch,

Nous sommes surpris par les arguments sécuritaires développés, qui ne tiennent pas debout :

BBB soutient les parents d'élèves : nous soutenons toute initiative pour la sécurisation des écoles dans le  cadre  Vigipirate.

Dans l'intérêt des enfants, il est plus efficace de protéger deux écoles, et
il est dangereux de concentrer nos petits Biotois dans une école aux classes surchargées.

Nous sommes contre le projet consistant à donner les locaux ainsi libérés à des associations inconnues à ce jour, qui bénéficient par ailleurs de nombreuses autres solutions :

Salle Operto, Salle de la Mairie, Salle de la médiathèque, etc.

Le personnel municipal souffre déjà de conditions de travail très dures depuis la mise en place des activités périscolaires, ainsi que de responsabilités accrues.

Il existe des précédents dans des communes voisines  qui ont coûté très cher au contribuable.

*-*-*

lundi 5 décembre 2016

La SNCF :











Quelle que soit la configuration envisagée, le paysage qui nous est familier va être fortement impacté par le projet de "ligne nouvelle".



Sans doute avez vous vu de grandes affiches publicitaires à proximité des écoles, invitant à se prononcer en faveur d'un projet de gare au Fugeiret.


Non loin de là,  Aujourd'hui, le parc de la Valmasque c'est :
- Son étang de Fontmerle,
- Sa nature, ses arbres,
- Son aqueduc Romain,
- Ses tables et bancs,
- Son parcours santé ...


Bientôt, ce sera ...Je vous invite à lire le rapport de la SNCF, page  227. 

 Vous trouverez un peu plus loin le lien pour télécharger cet indigeste pavé.

Je cite :


"L’implantation de la gare en lisière du vallon du Fugueiret peut avoir des incidences sur les milieux humides et le fonctionnement hydraulique du vallon qui devront être minimisés dans le cadre de la conception de la gare. 

L’effet de coupure écologique de la gare doit être apprécié à l’aune de la
vocation urbaine du secteur inscrite dans tous les documents d’urbanisme.

Cette variante permet de traverser en tunnel (ou localement en tranchée couverte : travaux à ciel ouvert, mais état initial restitué ensuite) l’espace naturel de la Valmasque. En revanche, elle nécessite le franchissement de la Brague en viaduc, en impactant moins de 10 habitations de la commune de
Biot et une entreprise."




C'est pourquoi BBB félicite les personnes qui ont pris conscience de l'importance de ce combat :

- En remplissant notre demande de référendum visant à interpeller les pouvoirs publics (Préfet), 

- En signant diverses pétitions sur le web,

- En faisant part de leurs observations sur les registres de la mairie, 


Merci à toutes et à tous.


Mais le combat n'est pas fini. Pour ceux qui n'ont pas encore signé, c'est le moment, le 31 décembre, ce sera trop tard.


Informez vous ici :



 Téléchargez la pétition et retournez la à Bleu Blanc Biot





Ensemble, signons, faisons signer, et faisons nous entendre.






lundi 14 novembre 2016

Agenda





Notre rendez-vous du 03/12/2016 à Biot au Pont Muratore à partir de 11 heures.


Nous y serons pour recueillir vos demandes de pétitions : 

- Parce que trop souvent les lois sont faites par des technocrates qui ne savent même pas où se trouve Biot,

- Parce que l'action de l'équipe municipale doit s'appuyer sur la demande des habitants, et pas sur les souhaits de quelques groupes financiers,


- Nous demanderons à nos élus, locaux, régionaux, ou nationaux, de consulter les citoyens par voie de référendum sur les sujets sensibles :  (Ligne Nouvelle TGV à Biot ; Logements sociaux, et toute autre suggestion qui vous paraitrait bienvenue).

Venez nombreux !

vendredi 11 novembre 2016

Actualités Ligne Grande Vitesse Biot SNCF







Vous ne dormiez plus la nuit ? 
Maintenant, c'est eux qui ne vont plus dormir.



S'il est à Biot un sujet d'actualité, c'est la "ligne nouvelle TGV"  "prévue" pour démolir notre village, son histoire, sa qualité de vie,  et son écosystème, sans pour autant avoir démontré une quelconque utilité autrement que par des incantations.

Le mercredi 9/11/2016 une réunion dite "de concertation" (!) a eue lieu à Biot.

- Si vous n'avez pu assister à la réunion
- Si  vous n'avez toujours pas vu le moindre article  dans votre journal préféré,
- Si la SNCF s'amuse à censurer nos observations sur leur forum,

Alors le compte rendu ci après est fait pour vous.

Attention ... Il fait quatre pages.

Mais il est tellement .... heu .... surprenant, que vous risquez de le relire une deuxième, puis une troisième fois.

La conclusion c'est que si la SNCF et le Conseil Régional veulent nous enfumer, ils ne s'y prendraient pas autrement.

Le lien est ici : 

 Reunion SNCF 09/11/2016



Les documents complémentaires sont ici :




Attention, c'est un "pavé" de 284 MO.

Simplifiez vous la vie : l'essentiel pour Biot est aux pages 6, 15, 226 à 230, 246, 247).




Et ici (lien alternatif) :



C'est toujours intéressant de voir ce qu'ils en ont retenu.


En résumé, on nous demande de choisir l'un des quatre problèmes suivants ... 



Les solutions proposées vont impacter fortement notre environnement :
- Destruction d'un parc naturel, d'un aqueduc romain, d'une zone humide qui a pour vocation d'éviter les inondations en absorbant les pluies, etc.

- Quelles que soient les hypothèses, voies en aérien probables sur Clausonnes / La Brague / Saint Julien / La Ryne : la simple lecture des plans de la SNCF permet de constater des incohérences.

- Le tout sans apporter de solutions aux problèmes de transport des habitants et travailleurs.



L'étude des cartes topographiques reprises par le rapport de la SNCF laisse tout de même l'impression qu'on ne nous dit pas tout.


Il est  important de préter attention au vocabulaire :
- tunnel
- voie ou ligne en surface
- viaduc
- tranchée  couverte (de faible profondeur).

Sans être géomètre, (et sans avoir mesuré l'altitude sur le terrain), on a tout de même l'impression que l'on nous parle de tunnels qui semblent impossibles à réaliser.

Pour ce faire, il faudrait mettre les voitures de train dans un ascenseur, et les faire monter et descendre de 100 mêtres d'altitude à 0 mêtres ... un peu comme on fait monter ou descendre une péniche sur une écluse.

A mon sens, ce genre de dispositif n'est pas près d'exister.

Exemple avec les hypothèses 1 et 2 :






(Rappel : Ligne à grande vitesse: pente de 3.5 centimetres par mêtre ...)


On a quand même l'impression qu'un certain nombre de quartiers vont avoir une ligne de train dans leur jardin : en particulier Clausonnes, Soulieres, Deux Freres, Isis, Castagne, Issarts, le bas du chemin de Roquefort, le haut du chemin de Saint Julien, etc.

De même, il est évident que l'étude des impacts est faussée si l'on prend une carte topographique de l'IGN année 2008 ...  Cela sent un peu la naphtaline.

Pourquoi la SNCF n'a t'elle pas pris la carte IGN de 2012 ... ou même les cartes cadastrales, si ce n'est pour dissimuler des informations ?  ...


L'étude est de surcroit incomplète car s'il est un point qui n'est pas du tout évoqué, c'est le problème du financement.


Une hypothèse évoquée   consisterait à mettre un péage autoroutier de type "barrière écotaxe", comme il a été fait en Bretagne. Notons que la barrière écotaxe installée en Bretagne   a coûté une fortune au contribuable, et ne rapportera jamais un centime pour les raisons que l'on connait.


Outre les aspects finance, écologie, qualité de vie, l'étude ne tient pas compte non plus de son impact désastreux sur l'économie de la région.

Alors que Nice se dépeuple, on veut augmenter le nombre de lignes SNCF.

Les outils de transport favorisent ... le déplacement, mais pas le développement économique d'une région. 

Le train ne peut pas apporter quoi que ce soit à une zone comme Sophia : Le bus BHNS une fois terminé, les déplacements seront facilités, efficaces, à un coût moindre.

 Avons nous besoin de trains dans une zone qui ne produit que de l'enseignement, de la recherche et du service ? Qu'exportons nous ?

Le saccage de Biot par des travaux pharaonesques va t'il attirer des touristes, ou au contraire les faire fuir ?

Augmenter les trains, c'est augmenter les habitants.
Les Alpes Maritimes ont quatre jours d'autonomie alimentaire ... Il est bien plus important de créer des surfaces agricoles.

Or, si on augmente encore le nombre d'habitants, le prix des terrains va augmenter. 

Un viticulteur du Var disait qu'augmenter le prix des terrains entraînera une répercussion et donc une augmentation des coûts de la production agricole. 

Dans son cas, notre producteur de rosé de Provence craignait pour sa survie,  puisque le vin espagnol sera moins cher (et pourra venir par trains entiers).




 ET MAINTENANT ?

 Comme disent les promoteurs actuels du projet, (avec un certain cynisme) :
 "le territoire s'exprimera, ce sera le projet du territoire".


Soyez donc bien conscients que la SNCF propose quatre mauvaises solutions.

Vous ne pouvez vous en sortir que si  vous REFUSEZ les quatre.




Ne vous laissez pas museler.


Signez, faites signer les pétitions qui circulent, sur ce site, sur internet, sur facebook, etc.



Faites part de vos observations à la mairie de Biot Annexe, quartier Saint Philippe. Le plus tôt c'est le mieux.


Rapprochez vous de vos associations. 


Ne croyez pas que tout sera résolu en faisant remonter l'information sur le site web de la SNCF. Comme vous verrez ci après, nous l'avons fait, et une représentante de la SNCF qui était présente à Biot nous a répondu que notre réponse était "hors sujet".   Rassurez vous, nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. Il est donc important de rester mobilisés.



Venez rencontrer BBB au Pont Muratore le 03/12/2016 à partir de 11 heures.




Sievens. Notre Dame des Landes.  A qui le tour ?